17-06-2016 - Live au Transbordeur (Lyon)



Nouvelle vidéo live du concert au Transbordeur , à Lyon, le 21 janvier dernier.
Trois extraits de Et dans le noir, Mon propre rĂ´le, et Tout va bien

Musiciens scène : Philippe Berruyer (basse), Clément Vullion (batterie) Brice Milliat (guitare, choeurs), Martin Di Rollo (claviers).
son : Xavier Desprat. lumières : Jimmy Boucher (pour Lumières Ephémères).

 

16-06-2016 - Retour sur les concerts parisiens : LE BUS PALLADIUM

- Retour sur les concerts parisiens : LE BUS PALLADIUM

C'est dans la salle mythique du Bus Palladium à Paris que s'est clôturée ce 1er leg de concerts consécutifs à la sortie de l'album "Ombres et visages"
Show de 55mn rempli d'énergie et d'enthousiasme, pour faire partager toute l'intensité ressentie à travers une dizaine de chansons, dont quelques classiques sur scène, depuis 2 ans : On attend, Tout va bien, et d'autres plus récentes, mais déjà solidement installées dans le répertoire scénique, comme Partir. Le concert a été intégralement enregistré.

- Retour sur les concerts parisiens : LE BUS PALLADIUM

Setlist : Y croire encore- Ca commence aujourd'hui- Et dans le noir- Ca ne suffit pas- Tout va bien- A visage humain (solo acoustique)- On attend- Partir- Mon propre rôle- Jour après jour.

- Retour sur les concerts parisiens : LE BUS PALLADIUM

crédits photos : ZOZ Photographie

 

10-06-2016 - Chronique d'album

Très jolie chronique de l'album "Ombres et visages" par Loïc Le Borgne, auteur de thrillers et de livres de science-fiction (à découvrir ici), sur son blog officiel.

- Chronique d'album



"Franchement, j'ai été abasourdi. Autant le premier LP de Mathis, « Centre-ville » (2013), m'avait laissé indécis, malgré de très bons titres comme « Ce qu'il reste », autant « Ombres & Visages » m'a totalement transporté. On a quitté les ruelles pour les grandes avenues, et elles filent droit vers de vastes horizons, mais entre des trottoirs et des quartiers bruissant de vie et de figures où l'on a envie de s'attarder. De s'accorder.
Des textes et des mélodies raffinés, sensibles, pour certains toniques, tempo Clash ou Téléphone, pour d'autres ambiance clair-obscur, parfois étouffants de pénombre tels un roman de Dennis Lehane (« Et dans le noir »), ou au contraire légers et lumineux, qui m'ont emballés comme un film d'Eastwood. Ou un roman de Steinbeck, avec des souris et des hommes.
J'adore les superbes intonations de « Ca ne suffit pas », les notes délicates, cristallines (je rêve, ou plane le fantôme du Velvet Underground?) et le violoncelle envoûtant sur « La fenêtre d'en face », l'énergie et le refrain de « Les choses ont changé » que je me suis surpris à chantonner sous la douche – ces choses qui changent ont, j'en suis convaincu, le potentiel d'un tube, d'ailleurs Dylan l'a, une fois de plus, prophétisé. Textes poignants pour « La fenêtre d'en face », « Un peu de chaleur », « A visage humain ». Guitare tournée vers les grands espaces sur « Plus jamais » - normal, les atmosphères sur ce titre sont l’œuvre de Yann Péchin (Bashung, Miossec, Thiéfaine…).
« Partir » est le premier titre. Invitation au voyage sur les pas de porte, carnets de route et de rue, au milieu des gens ordinaires, de ceux qui forment le cœur de l'humanité, petits princes oubliés, pilotes de guerre lasse, vols de nuit profondes, terres promises des hommes. Dans les pas de Mathis et de ses personnages simples donc humains, on arpente les rues, les pensées, les émotions qui les font - qui nous font – douter, chuter, rebondir, partager et avancer, encore et toujours, parce que c'est ainsi que se succèdent les jours, les années, et que tourne la vie. On songe à Springsteen, Dylan, Neil Young, aux meilleurs songwriters, sauf qu'on est en France (c'est du moins ce qui me vient à l'esprit). Et ça fait du bien.
Il faut dire que l'album a été réalisé avec la crème de la variété hexagonale (ou du rock d'ailleurs, la frontière étant à ce point floue et artificielle entre ces deux univers en France qu'il semble sage de s'en foutre) : outre Yann Péchin, Christophe Deschamps (Goldman), Philippe Almosnino (Biolay, Paradis, Hallyday, Wampas...), Jean-Max Méry (M, Phoenix, Hallyday…), d'autres musiciens (batterie, guitares, basse, clavier…) et l'ingénieur du son Marc Guéroult (Daho, Indochine, Zazie, Saez…) contribuent à créer un écrin étincelant et rustique à la fois autour des compositions. Le tout est splendide. Dois-je vous l'avouer ? J'aimerais écrire un roman aussi bien ciselé (et avec un titre aussi beau) qu'« Ombres et Visages » un de ces quatre. En écoutant la musique de Mathis, entre un Springsteen, un Brel et un Dylan, je ne désespère pas d'y parvenir un jour. Long is the road".

Article complet sur : le blog officiel de LoĂŻc Le Borgne

 

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